Chemin de Stevenson (GR70) : Quelle est la difficulté réelle du parcours ?
Le Chemin de Stevenson, ou GR70, reste pour moi une des randonnées les plus marquantes que j’aie parcourues, entre paysages volcaniques, plateaux et Cévennes. En 272 km, on traverse des ambiances très variées, et la difficulté change au fil des étapes, si bien que la préparation et le choix des étapes influencent énormément votre expérience. 🥾📷
En résumé :
Je l’adore pour ses ambiances variées, mais le GR70 se mérite, dosez distance et dénivelé pour savourer 272 km sans vous griller 🥾📷.
- Chiffres clés : ~272 km11‑12 jours, ~600 m D+ / jour, 8600‑9100 m D+ au total, pics à 945 m vers le Mont Lozère.
- Étapes à ajuster : fractionnez les longues, par exemple Pont‑de‑Montvert → Florac 26‑29 km, en profitant des villages et gîtes pour couper ⏱️.
- Prépa physique : sorties longues avec D+, portage du sac, bâtons très utiles dans les descentes techniques (Prémajoux‑Goudet, col Saint‑Pierre) 💪.
- Météo et saison : visez printemps ou début d’automne, attention à la chaleur estivale et à la neige possible sur le Mont Lozère ⚠️.
- Logistique : ravitaillement régulier mais gardez une réserve d’eau et encas, réservez en haute saison, équipez‑vous de chaussures robustes, veste imperméable et carte papier 🧭.
Niveau de difficulté du Chemin de Stevenson (GR70)
Avant d’entrer dans le détail, voici l’idée générale à garder en tête.
Présentation générale du chemin de Stevenson
Le Chemin de Stevenson suit le trajet emprunté par Robert Louis Stevenson en 1878, de Le Puy‑en‑Velay à Saint‑Jean‑du‑Gard, sur environ 272 km. L’itinéraire combine sentiers balisés, chemins agricoles et sections de montagne, offrant un vrai parcours historique et naturel.
La plupart des guides recommandent de le parcourir en 11 à 12 jours, avec des étapes variant entre 13 et 28 km par jour. Ce rythme permet de profiter des lieux et d’absorber les variations de relief sans accumulation excessive de fatigue.
Voici quelques précisions importantes avant de planifier votre progression.
Niveau de difficulté global
Globalement, le GR70 se situe entre un niveau modéré et soutenu. Pour un randonneur habitué, il est très faisable, mais il demande de l’endurance sur la durée, notamment à cause des enchaînements d’étapes et des portions techniques.
Si vous visez la totalité en 11-12 jours, anticipez des journées avec des 600 m environ de dénivelé positif moyen. Cela signifie qu’un entraînement régulier, axé sur la montée et la tenue sur plusieurs heures, améliore nettement le plaisir et la sécurité du parcours.
Les chiffres de dénivelé résument bien l’effort requis sur toute la trace.
Dénivelé cumulé
Sur l’ensemble du GR70, le dénivelé cumulé atteint environ 8600 à 9100 m en montée et autant en descente, soit un total substantiel qui pèse sur les jambes au fil des jours. Ces valeurs expliquent pourquoi certaines étapes paraissent plus exigeantes que la distance seule ne le laisse présager.
Le secteur le plus exigeant se situe autour du Mont Lozère, où l’on rencontre des montées ponctuelles très abruptes, avec des journées pouvant comporter jusqu’à 945 m de dénivelé positif sur une seule étape.
Pour comparer rapidement les principales données du parcours, consultez ce tableau synthétique.
| Indicateur | Valeur | Commentaire |
|---|---|---|
| Distance totale | ~272 km | De Le Puy à Saint‑Jean‑du‑Gard |
| Durée recommandée | 11‑12 jours | Étapes 13‑28 km |
| Dénivelé cumulé positif | ~8600‑9100 m | Fort impact sur la fatigue |
| Dénivelé maximum quotidien | Jusqu’à 945 m | Surtout autour du Mont Lozère |
| Étapes longues notable | 26‑29 km | Pont‑de‑Montvert → Florac |
Après ce tableau, voyons où se concentrent les journées les plus longues et exigeantes.
Étapes les plus longues et exigeantes
Certaines étapes se distinguent par leur longueur ou leur profil accidenté. Par exemple, la section entre Pont‑de‑Montvert et Florac atteint souvent 26 à 29 km et peut demander plus de 7 heures de marche effective, selon votre rythme et les conditions météo.
Si vous préférez des journées plus courtes, il existe des options pour fractionner ces étapes en deux, en s’appuyant sur les villages et gîtes le long du chemin. Adapter les étapes est une bonne stratégie pour réduire la fatigue accumulée et mieux profiter des paysages.
- Pont‑de‑Montvert → Florac : 26‑29 km, 7 heures et plus selon arrêt et météo.
- Traversée du Mont Lozère : segments à fort dénivelé et surfaces variables.
- Portions sud vers Saint‑Jean‑du‑Gard et Alès : rochers et pentes raides.
Ces étapes longues se combinent souvent avec des terrains techniques, abordons-les maintenant.
Passages techniques difficiles
Le parcours comporte des sections où la technicité se manifeste par des sentiers étroits, des descentes fortement inclinées et des surfaces instables. Des exemples classiques sont Prémajoux‑Goudet et le col Saint‑Pierre, où la descente peut surprendre si l’on n’est pas attentif.

On rencontre aussi des remontées ravinées, comme au Cham de l’Hermet, où le terrain demande de gérer sa respiration et son appui, en particulier après plusieurs heures de marche. Ces passages exigent de l’attention et une bonne gestion des bâtons et des chaussures.
Notez enfin que certaines sections sont strictement interdites aux VTT, et que les organisateurs de voyages conseillent des itinéraires alternatifs pour les personnes accompagnées d’ânes ou de petites caravanes.
Progression de la difficulté
La difficulté n’est pas linéaire. La première moitié, au nord, traverse des paysages agricoles et des plateaux où les profils restent réguliers et souvent plus cléments pour se mettre en jambes.
En progressant vers le sud, la nature devient plus sauvage, les sentiers se faufilent en forêts et en pentes, et la technicité augmente. Les sections goudronnées existent, mais elles ne remplacent pas la majorité des sentiers, qui restent majoritairement naturels et parfois caillouteux.
Cette montée en intensité pousse à bien calibrer ses étapes dès la préparation.
Conseils pratiques pour les randonneurs
Je recommande de préparer votre corps plusieurs semaines à l’avance, avec des sorties longues et des dénivelés cumulés proches de ce que vous prévoyez sur le terrain. Le renforcement des jambes et l’entraînement au portage d’un sac seront très utiles.
Le choix de la période est important. Les meilleures fenêtres se situent au printemps et en début d’automne, où la météo est généralement clémente. En été, la chaleur et l’exposition sur certains plateaux peuvent compliquer les journées, et en hiver, la neige sur le Mont Lozère nécessite un équipement adapté.
Pour le bivouac et l’hébergement, quelques repères concrets vous aideront.
- Équipement recommandé : chaussures robustes, bâtons, vêtement de pluie, poche à eau, trousse de réparation et carte/compas.
- Gestion nourriture : ravitaillement possible dans la plupart des étapes, mais prévoir des réserves sur les tronçons isolés.
- Bivouac : zones libres limitées selon les secteurs, attention aux clôtures agricoles et aux règles locales.
Si vous êtes moins expérimenté, évaluez honnêtement votre forme, fractionnez les étapes et privilégiez des nuits en gîtes ou refuges pour récupérer.
Questions fréquentes sur le parcours
Quel équipement est nécessaire pour le Chemin de Stevenson ? Commencez par des chaussures adaptées à la randonnée longue distance et au terrain rocailleux, des bâtons pour les montées et descentes, et une veste imperméable. Ajoutez une réserve d’eau, une trousse de secours et une carte papier, car la couverture mobile est inégale.
Comment gérer les ravitaillements et l’hébergement ? Le parcours traverse des bourgs où l’on peut se réapprovisionner, mais certaines étapes demandent une planification pour la nourriture et l’eau. Les options d’hébergement comprennent gîtes d’étape, hôtels et chambres d’hôtes ; réserver en haute saison s’avère souvent judicieux.
Quels sont les risques encourus ? Les principaux aléas sont la météo changeante, la désorientation sur des sections mal balisées et la fatigue liée au dénivelé cumulé. Une préparation physique et une lecture attentive du tracé réduisent fortement ces risques. ⚠️
Consultez aussi un article sur les dangers rencontrés sur d’autres grands chemins, par exemple ceux du Chemin de Compostelle, pour comparer les recommandations.
Après avoir répondu aux questions fréquentes, voici quelques retours d’expérience qui éclairent la diversité des perceptions.
Témoignages et retours d’expérience
Les retours que j’ai recueillis montrent une grande variété de ressentis. Pour des randonneurs habitués à des randonnées longues, le Stevenson peut ressembler à une belle promenade, surtout si l’on fractionne les tronçons difficiles. Pour d’autres, notamment les novices, certaines sections se révèlent plus exigeantes que prévu.
Les photographes et voyageurs passionnés mentionnent souvent l’énorme valeur paysagère du parcours, malgré les contraintes physiques. La perception de la difficulté dépend en grande partie du niveau de préparation, du rythme choisi et de la météo rencontrée pendant la traversée.
En synthèse, j’espère que ces éléments vous aideront à mieux évaluer le GR70 et à préparer un itinéraire adapté à votre profil. Bonne route, prenez des photos et savourez chaque étape ! 😊
